A propos

Lorsque je ne suis pas en train de sillonner le monde à observer les gens au travail ou dans leurs relations avec les autres, je me terre dans les recoins de mon quartier en quête d'inspiration ou de moi-même. J'aime travailler avec mon esprit, chercher, découvrir, explorer les terres inconnues de ma pensée. Ce qui me plaît dans mon métier c'est d'apporter la touche esthétique à une entreprise ou tout autre projet en formation.

Mon autre passion est le monde du voyage. Après un séjour d'une année en Asie puis d'un autre en Amérique latine, de retour chez moi, je me suis demandé s'il était possible de lier mes deux activités: vivre de mon travail tout en sillonnant la planète. De là naissait le site Safarilogo. En tant que graphiste, j'ai la chance de pouvoir exercer mon métier partout dans le monde, pour autant que je dispose d'un ordinateur et d'une connexion internet. Le site a donc vu le jour l'été 2013, et au début de l'année 2014 j'ai fait mon sac à dos et me suis remis en route.

Je me trouve à
Nouakchott, Mauritanie

 
Début du voyage
Hanoï, Vietnam
1er mars 2014

Mes pérégrinations m'ont poussé depuis lors sur les routes d'Asie pendant presque trois ans, en bus, en train, en bateau, en avion et à pied, avec mon MacBook et mon sac sur le dos, sans me lasser. Puis j'ai dit au revoir à l'Asie pour rejoindre le continent américain que j'ai également parcouru pendant presque 3 ans. Je viens tout juste de poser le pied sur le continent africain, pour la première fois. Je me trouve en ce moment en Mauritanie. Mon blog ci-dessous vous propose périodiquement des articles en lien avec le monde du voyage, la création de logo et le design sous toutes leurs formes.



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Origine des chiffres arabes

4 septembre 2019 15:21   Par Safarilogo

J'ai eu l'occasion dans mes voyages d'entendre parler beaucoup de langues différentes. Je me trouve en ce moment au nord de l'Afrique où l'arabe (et les dialectes dont ils sont issus) prédomine. L'arabe est une langue afro-asiatique de la famille des langues sémitiques, avec un nombre de locuteurs estimé à environ 350 millions de personnes. C'est la langue officielle de plus de vingt pays dans le monde et de plusieurs organismes internationaux, dont l'une des six langues officielles de l'Organisation des Nations unies. C'est une des rares langues s'écrivant de droite à gauche. Les signes de ponctuation sont d'ailleurs dessinés à l'envers, comme par exemple la virgule « ، » et le point d'interrogation « ؟ ».
Peu de gens savent qu'un nombre impressionnant de mots courants de la langue française provient directement ou indirectement de l'arabe, comme par exemple toubib qui vient de ṭabīb et signifie médecin, bled qui vient de bilād et signifie pays, contrée, village, caïd qui vient de qa'id et signifie dirigeant, chef, carafe qui vient de ḡarafa: puiser de l'eau, coton qui vient de qutun, hasard qui vient de zahr et qui veut dire chance, magasin de maḫāzin et signifie entrepôt, clebs qui provient de kalb et veut dire chien, l'expression c'est kif-kif provient du mot kif'a qui veut dire pareil, semblable, égal, ainsi que d'autres mots commençant par le préfixe «al» (le/la) comme alambic, alchimie, alcool, algorithme, alcôve, algèbre, almanach… Débarqués en Europe lors de la conquête musulmane de la péninsule ibérique, ces mots se sont ensuite propagés grâce aux échanges sociaux et commerciaux, c'est pourquoi la majorité d'entre eux appartient au domaine du commerce, des sciences, du textile et de l'alimentaire.

Lorsque j'étais en apprentissage, un professeur nous dit une fois: «Si vous décidez un jours de devenir comptable, il vous faudra connaître l'arabe...». Nous l'avions tous regardé étonnés, puis il avait ajouté: «...au moins les chiffres!». En effet, dans le language courant, on nomme souvent la graphie occidentale des dix chiffres, les chiffres «arabes». Pourquoi? Beaucoup de gens doivent penser que les chiffres occidentaux proviennent directement de la graphie des chiffres de la langue arabe. Mais non. En fait, ils nous viennent de beaucoup plus loin. De l'Inde, plus exactement. Nos chiffres «arabes» pourrait s'inspirer d'une numération décimale non positionnelle indienne datant du IIIe siècle av. J.-C., la numération Brāhmī. Ce n'est qu'ensuite qu'ils ont été repris par les mathématiciens arabes et ont gagné l'Europe au Xe siècle par la péninsule ibérique, alors sous domination omeyyade. L'Europe utilisait jusqu'alors la numérotation romaine qui permettait de noter et de retenir les nombres mais ne permettaient pas à leurs utilisateurs de faire des calculs, qui étaient effectués au moyen d'abaques. C'est pourquoi, à partir de la Renaissance, avec le développement exponentiel du commerce, puis des sciences, en particulier de l'astronomie et de la balistique, la nécessité d'un système de calcul puissant et rapide s'imposa: les chiffres indo-arabes écartèrent définitivement leurs prédécesseurs romains. Bien sûr, la graphie de ces chiffres a subi de nombreuses modifications en «cours de route» avant de prendre l'apparence qu'on lui connaît aujourd'hui. Voici un schéma qui montre l'évolution du dessin des chiffres depuis leur apparition en Inde jusqu'à leur tracé définitif adopté en Europe aux alentours du XVe siècle.

Couleur café

4 juillet 2019 19:13   Par Safarilogo
Photo: Vendeur de café en Colombie par Louis Vest

S'il y a une boisson à laquelle on pense lorsqu'on évoque l'Amérique latine, c'est bien le café. Cette boisson énergisante et stimulante est dégustée de bien des manières selon les régions. Certains l'aiment noir et corsé, d'autres le préfèrent plutôt doux, au lait ou aromatisé tandis que quelques-uns le boivent en version macchiato, mocaccino ou cappuccino. En plus, sa saveur n'est jamais la même selon sa région d'origine, son mode de culture, son mode de récolte et son système de torréfaction. Voici un aperçu de la façon dont il est préparé et consommé dans les différentes régions d'Amérique latine que j'ai traversées.

Mexique: Le café mexicain par excellence est le «café de olla». Ce café est traditionnellement préparé dans une «olla», une sorte de grande marmite émaillée dans laquelle on porte à ébullition de l'eau avec de la cannelle et du sucre brun non raffiné. Le feu est ensuite éteint et le café moulu est ajouté à la mixture. Le résultat est un café à la fois sucré et épicé. Il se boit généralement le matin ou à midi comme boisson du repas.

Honduras: En termes de qualité, le Honduras peut sans autre se mesurer aux grands producteurs de café. Cependant, les fèves honduriennes souffrent d'un manque de reconnaissance internationale. C'est bien dommage, car parmi tous les cafés que j'ai pu boire durant mon voyage, c'est au Honduras que je l'ai trouvé le meilleur. Comment les Honduriens aiment-ils leur café? Plutôt noir et très sucré.

Nicaragua: Au Nicaragua le café se boit presque toujours noir. Il est très inhabituel d'y ajouter du lait. Si vous commandez un café au lait dans un restaurant, on vous répondra souvent qu'il n'y en a pas. Le mieux que vous pourrez obtenir, c'est de vous voir apporter un café noir, la boîte de lait en poudre de la cuisine et… «Do it yourself!».

Costa Rica: Une autre manière de préparer le café consiste à utiliser un appareil plutôt rustique appelé «chorreador». Un «chorreador» est une construction en bois munie d'un tamis en tissu tendu sur un cercle (voir photo). Le nom est dérivé du verbe espagnol «chorrear» qui signifie «couler goutte à goutte». Le tamis en tissu contient le café moulu et l'on verse peu à peu de l'eau bouillante dessus. Le café coule ensuite directement dans une tasse placée sous le tamis. Cette technique est utilisée un peu partout en Amérique latine, mais tout particulièrement au Costa Rica.

Colombie: Le café colombien est célèbre dans le monde entier. Le pays est le second producteur du continent en volume, mais le premier en qualité, réputé en particulier pour la finesse de ses arabicas. Ici, le verre de café s'appelle un «tinto» et ne coûte pratiquement rien (env. 15 ct. d'euro). C'est un tout petit café noir servi dans un gobelet à peine plus grand qu'un dé à coudre et qui se boit en 3 gorgées. On peut en trouver absolument partout: dans les cafés et restaurants bien sûr, mais aussi les kiosques et dans la rue servi par des vendeurs avec leur thermos (voir photo).

Equateur / Pérou / Bolivie: Dans les pays andins, et bien que le Pérou figure parmi les 20 premiers pays producteurs de café au monde, le café est moins populaire que dans les autres pays latino-américains. Quand on en commande un dans un restaurant, on nous apporte une tasse d'eau chaude (ou une tasse de pur lait chaud si vous commandez un café au lait), la boîte de café instantané, le sucrier et on se le prépare soi-même comme à la maison.

Argentine: Les nombreux immigrants italiens arrivés au cours du XXe siècle en Argentine fait que le pays apprécie depuis longtemps le café à l'italienne, même s'il présente quelques particularités locales. Le maté aux herbes est sous aucun doute la boisson nationale, mais la consommation de café est un art raffiné et persistant dans les cafés d'Argentine. Pour beaucoup, prendre le café, c'est s'assoir minimum 30 à 40 minutes tout en lisant le journal ou en discutant avec les autres clients. Un moment essentiel à certains argentins pour se réveiller convenablement. Ici, vous pourrez boire votre café «negro» (noir), «cortado» (coupé avec un peu de lait), «con leche» (50% de lait) ou «chico» (expresso).

Brésil: Au Brésil, le grain de café est roi et vraiment très populaire. Le pays est aujourd'hui le premier producteur de café au monde. Le verbe «déjeuner» se dit d'ailleur en brésilien «Tomar o café da manhã», ce qui veut dire littéralement «prendre le café du matin». Les Brésiliens boivent leur «cafezinho» toute la journée, dans de tout petits verres, le plus souvent noir, fort et très sucré.

Le pêcheur et l'homme d'affaires

5 mai 2019 11:00   Par Safarilogo

Les difficultés économiques poussent de nombreux Latino-américains à émigrer. Ils vont chercher du travail aux États-Unis pensant trouver là-bas une vie meilleure. Dans mes voyages, lorsque je parle avec les gens locaux, j'entends souvent me dire que j'ai de la chance de vivre en Europe, car les pays européens ont, soi-disant, une bonne économie, tandis que la vie est dure dans les pays en voix de développement. Je leur réponds que c'est vrai, que nous avons peut-être une bonne économie, de l'argent, mais ce n'est pas pour cela que les gens sont plus heureux. Partout, dans tous les pays que je traverse, que cela soit des pays riches ou des pays «pauvres», on voit une sorte de préoccupation sur le visage des gens. Ils paraissent occupés toute la journée à vouloir atteindre quelque chose. C'est vrai que souvent nous courons toute notre vie à la recherche de ce «quelque chose» sans pouvoir, semble-t-il, jamais l'atteindre. Voici une histoire que l'on m'a raconté un jour lors de mon premier voyage en Thaïlande. Elle montre que ce que l'on cherche souvent très loin est en fait déjà dans notre vie, là, tout proche de nous.

— Un jour, un homme d'affaires était en vacances sur une petite île exotique dans un pays lointain. Tous les matins, il voyait un pécheur partir sur sa barque pour pêcher et revenir un peu plus tard avec juste suffisamment de poisson pour manger lui et sa famille. Ensuite, étendu sur son hamac, le pêcheur faisait la sieste, discutait avec ses amis ou s'amusait avec ses enfants. L'homme d'affaires eut pitié de lui. Et un jour, après le repas, il se présenta à lui et lui dit:

— Bonjour. Excusez-moi de vous parler ainsi, mais je vous observe depuis quelques jours et je constate que tous les matins en à peine une heure vous ramenez du poisson pour vous et votre famille, puis vous vous installez sur votre hamac et ne faites plus rien de toute la journée. Mais si vous pécheriez toute la matinée par exemple, vous pourriez attraper plus de poissons, revendre le surplus au marché et ainsi gagnez un peu d'argent.

— Le pêcheur écouta attentivement et dit: «Bonne idée, je vais faire comme cela. Et ensuite?»

— Ensuite, avec l'argent que vous gagnerez, vous pourrez acheter du matériel plus performant. Ainsi vous attraperez plus de poissons et gagnerez encore plus d'argent.

— Ce à quoi le pêcheur répondit: «Très bien. Et ensuite?»

— Vous pourrez, avec les bénéfices, acheter d'autres barques, embaucher des gens qui travailleront pour vous. Vous gagnerez encore plus d'argent et peut-être même assez pour acheter un chalutier.

— Le pêcheur, toujours allongé dans son hamac, répondit: «Très bien. Et ensuite?»

— Vous ouvrirez alors une usine de transformation et de mise en conserve. Vous aurez des centaines d'employés et pourrez exporter votre poisson dans les pays voisins. Vous deviendrez un homme très riche.

— Le pêcheur répondit à nouveau: «Très bien. Et ensuite?»

— Eh bien vous pourrez finalement revendre votre société. Vous placerez votre argent en bourse, acheterez des actions et cela vous rapportera des intérêts tels que vous n'aurez plus à travailler de toute votre vie!

— Le pêcheur acquiesça et répondit: «D'accord, très bien. Mais qu'est-ce que je ferai ensuite, alors?»

— A ce moment-là, vous pourrez enfin profiter de la vie! Vous achèterez un bungalow sur une plage de sable fin, vous irez pêcher pour votre plaisir le matin, puis vous vous installerez tranquillement dans votre hamac bercé par la brise marine et pourrez discuter avec vos amis et vous amuser avec vos petits-enfants.

— Le pêcheur tout étonné regarda l'homme d'affaires et dit: «Mais... c'est justement ce que je suis en train de faire en ce moment!»

Cette histoire n'invite nullement à la paresse ou à l'oisiveté, ni à critiquer le travail. C'est une histoire qui pose d'abord la question de la finalité et du sens de ce que nous faisons. Pourquoi prendre le chemin long? Pourquoi attendre avant d'être heureux? N'attendons pas toute une vie pour faire ce que nous pouvons déjà faire maintenant.

Petite histoire du plus vieux logo du monde

13 mars 2019 22:12   Par Safarilogo

Le plus ancien logo connu des temps modernes remonte à 1366, lorsque la société de fabrication de bière belge Stella Artois a ouvert ses portes. Il s'agit à l'origine d'une bière de Noël (Stella veut dire «étoile» en latin). Malgré les modifications mineures apportées au logo au fil du temps, il est intéressant de remarquer qu'il a conservé la plupart de ses caractéristiques et éléments d'origine. Une success-story pour cette marque de bière distribuée aujourd'hui dans plus de 80 pays et serait, selon une étude sur le marché de la bière, la bière belge la plus vendue au monde.

Chili express

21 janvier 2019 11:49   Par Safarilogo

Le monde est un endroit très vaste et extraordinaire où l'on rencontre une multitude de personnes, de lieux et de choses différentes. Chaque pays a ses particularités et ses manières propres que ses habitants arborent généralement avec fierté et qui contribuent à apporter une touche de couleur unique sur la carte du monde. Comme je viens d'arriver au Chili, je vous présenterai quelques points intéressants sur ce pays un peu particulier qui ne manqueront certainement pas de vous surprendre.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser en regardant la forme de ce pays sur une carte du monde, le nom du Chili n'a aucun rapport avec le mot qui désigne le piment. Mais il faut l'avouer, sa forme étroite bien particulière ressemble exactement à un piment allongé. Situé sur la côte pacifique de l'Amérique du Sud, le Chili s'étire sur 4300 km de long, pour une largeur moyenne de seulement 180 km. Dominé par la cordillère des Andes, il s'élève du niveau de la mer à plus de 6000 m d'altitude par endroits et ne compte pas moins de 200 volcans dont 60 toujours en activité, parmi lesquels le plus haut du monde, le volcan Ojos del Salado, culminant à 6893 m d'altitude.

L'île de Pâques 1 («Rapa Nui» en langue locale) fut découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen le jour de Pâques 1722. Cette île isolée dans le sud-est de l'océan Pacifique est particulièrement connue pour ses statues monumentales (les Moaï) et son écriture océanienne unique (le rongorongo). Elle devint une possession chilienne en 1888. L'île de Pâques se trouve à 2078 km de l'île habitée la plus proche et à 3525 km à l'ouest des côtes chiliennes, ce qui lui vaut d'être un des lieux habités les plus isolés au monde.

Le Chili est le pays ayant le plus faible taux de divorce (3%). Jusqu'en 2004, rien dans la loi chilienne ne prévoyait une possibilité pour les couples mariés de divorcer. Il aura fallu dix ans de discussions parlementaires pour que le Congrès chilien ratifie enfin la nouvelle loi de mariage civile, près de cent ans après que la première proposition ait été présentée. Le Chili est le dernier pays d'Amérique latine à adopter le divorce.

Le Chili possède l'endroit connu pour être la région la plus aride sur Terre: le désert d'Atacama. Situé dans le nord du pays 2 ce désert est coincé entre la fosse océanique d'Atacama et la cordillère des Andes. Certains secteurs peuvent être privés de précipitations pendant 50 ans. Le désert d'Atacama est un site exceptionnel pour l'observation du ciel en raison de la combinaison entre la sécheresse extrême du lieu, l'altitude et la très faible pollution lumineuse. Plusieurs observatoires astronomiques y sont ainsi implantés. En plein désert, le ciel est souvent totalement dégagé et d'une clarté exceptionnelle, ce qui attire de nombreux astronomes et touristes venus ici pour admirer les étoiles. C'est d'ailleurs dans cet endroit que passera la prochaine éclipse totale de soleil le 2 juillet de cette année. Des milliers de spectateurs en provenance du monde entier sont attendus pour assister à cet événement qui surplombera le magnifique ciel et paysage chilien.

Avant la colonisation, un certain nombre de peuples autochtones vivaient au Chili. L'une des plus célèbres de ces cultures était les Chinchorro, un peuple de pêcheurs sédentaires. Les Chinchorro sont particulièrement connus pour être la culture ayant créé les plus anciennes momies du monde conservées intentionnellement. En effet, alors que la plus vieille momie trouvée en Égypte date d'environ 3000 ans avant J.‑C., la plus ancienne momie de Chinchorro date d'environ 5050 ans avant J.‑C.

Puerto Toro est un petit port de pêche situé sur l'île Navarino 3 à l'extrême-sud du Chili. Ce village d'une trentaine d'habitants est connu pour être – en dehors des bases en Antarctique – le lieu habité le plus austral du monde.